Stepstones Series
Mixed media: Muk (traditional Korean ink) on hanji, acrylic on paper or cotton, 3D digital imagery, video, and pigment print
Print / Video
Fr
Stepstones trouve son origine dans une randonnée solitaire en montagne, au cours de laquelle Joowon Jo découvre un petit cairn construit par un inconnu. Ces pierres lui apparaissent comme la trace silencieuse de quelqu’un qui est déjà passé par là, un signe discret à travers lequel la présence de l’autre peut encore être perçue malgré son absence. À partir de cette expérience, l’artiste transpose la verticalité du cairn dans une disposition horizontale de pierres formant un passage. Une trace concentrée en un point devient ainsi un chemin possible pour quelqu’un d’autre. Si le cairn rassemble en un lieu un souhait ou un espoir, les pierres disposées dans l’espace prolongent ce geste vers l’avant et l’adressent à celui qui viendra ensuite.
Stepstones s’est développé à partir d’une recherche que l’artiste mène depuis 2012 autour du visible et de l’invisible. L’invisible y comprend ce qui ne peut être directement observé mais peut être perçu à travers les traces qu’il laisse : la présence d’autrui, une intention, une mémoire ou un souhait. Une pierre peut être à la fois un élément autonome et la trace d’un geste ou d’un passage. Lorsque plusieurs pierres sont mises en relation, ces traces commencent à former un passage. La transformation d’éléments isolés en une possibilité de chemin constitue ainsi l’une des structures essentielles de la série.
Le processus de création prolonge ce déplacement. Des pierres collectées en montagne sont numérisées par photogrammétrie et transformées en formes tridimensionnelles. Des dessins réalisés à l’encre sur hanji, papier traditionnel coréen, sont ensuite appliqués aux surfaces des pierres virtuelles par mappage UV. Les lignes et les effets de diffusion de l’encre, initialement produits par un geste physique sur le papier, sont transposés dans l’image numérique et épousent les reliefs de la roche. Dans les environnements 3D, les pierres sont disposées de manière à permettre symboliquement le passage au-dessus de l’eau. Les œuvres sont présentées notamment sous forme de vidéos et de tirages pigmentaires de grand format. Pierre naturelle, geste dessiné, donnée numérique et image imprimée traversent ainsi différents états.
Ces transformations ne visent pas simplement à associer des matériaux traditionnels à des technologies contemporaines. Les traces de l’encre laissées sur le hanji sont transposées dans l’image numérique pour former la surface des pierres virtuelles, tandis que la forme de la pierre réelle devient un élément d’un nouveau paysage. Matière et immatérialité, présence et absence, réel et virtuel ne demeurent pas des oppositions fixes : ils se superposent dans une même construction visuelle. La pierre devient à la fois matière et image, trace d’un passage antérieur et signe adressé à quelqu’un qui n’est pas encore là.
Dans un monde où la connexion permanente n’efface pas nécessairement l’expérience de l’isolement, Stepstones interroge la manière dont une relation peut se construire entre les traces que nous laissons et celles que nous rencontrons. Le chemin ne désigne ni destination précise ni direction unique. Il apparaît lorsque des éléments séparés entrent en relation et rendent un passage possible. La trace laissée par l’un peut devenir un chemin pour l’autre.
En
Stepstones began with a solitary mountain hike, when Joowon Jo encountered a small cairn built by an unknown passerby. The stones appeared to him as a quiet trace of someone who had already been there, a discreet sign through which the presence of someone no longer there could still be sensed. From this experience, Jo translated the vertical structure of the cairn into a horizontal arrangement of stepping-stones. A trace concentrated in one place becomes the possibility of passage for someone else. If the cairn gathers a wish or hope into a single point, the stepping-stones carry that gesture forward toward whoever may come next.
The series grows out of an inquiry the artist has pursued since 2012 into the relationship between the visible and the invisible. In Stepstones, the invisible includes things that cannot be directly seen but may be sensed through the traces they leave: another person’s presence, intention, memory, or wish. A stone can exist as an autonomous object while also carrying evidence of an action or passage. When several stones are brought into relation, those traces begin to form the possibility of a path. This transformation from isolated elements into a passage is central to the series.
The making process extends this movement between states. Stones collected in the mountains are captured through photogrammetry and translated into three-dimensional digital forms. Drawings made with ink on hanji, traditional Korean paper, are then applied to the surfaces of the virtual stones using UV mapping. Lines and washes that begin as physical gestures on paper are transferred into digital imagery, where they follow the contours and textures of the rock. Within 3D environments, the stones are arranged as stepping-stones across expanses of water, and the works are presented in formats including video and large-scale pigment prints. Natural stone, hand-drawn marks, digital data, and printed images thus move through different material and immaterial states.
These transformations are not simply a means of combining traditional materials with contemporary technology. The traces of ink on hanji are translated into digital images that form the surfaces of virtual stones, while the shape of the physical rock becomes part of a new landscape. Material and immaterial, presence and absence, physical and virtual do not remain fixed opposites but overlap within the same visual construction. The stone becomes both object and image, evidence of a previous passage and a sign directed toward someone who has yet to arrive.
In a world where constant connectivity does not necessarily diminish the experience of isolation, Stepstones considers how relations might emerge between the traces we leave and those we encounter. Its paths prescribe neither a fixed destination nor a single direction. They emerge when separate elements are brought into relation and make passage possible. A trace left by one person can become a path for another.
Kr
Stepstones 의 출발점은 작가가 홀로 산을 걷던 중 마주친 작은 돌탑이었다. 이름 모를 누군가가 쌓아놓은 돌들은 그 사람이 이미 그곳을 지나갔다는 조용한 흔적이자, 눈앞에 없는 타인의 존재를 감지하게 하는 표식처럼 다가왔다. 작가는 이 경험을 바탕으로 돌탑의 수직적 구조를 수평으로 이어지는 디딤돌의 배열로 전환했다. 한 지점에 모여 있던 흔적은 다른 누군가가 지나갈 수 있는 길이 된다. 돌탑이 누군가의 바람이나 희망을 한곳에 모으는 표식이라면, 디딤돌은 그것을 앞으로 이어가며 다음 사람에게 건네는 가능성이 된다.
Stepstones 는 작가가 2012년부터 이어온 보이는 것과 보이지 않는 것에 대한 탐구에서 발전한 연작이다. 여기서 보이지 않는 것은 타인의 존재와 의도, 기억과 바람처럼 직접 볼 수 없지만 흔적을 통해 감지되는 것들을 포함한다. 하나의 돌은 독립된 물질인 동시에 누군가의 행위와 시간이 남은 흔적이 될 수 있으며, 여러 돌이 서로 관계를 맺을 때 그 흔적들은 하나의 통로를 만들어낸다. 고립된 개체가 관계를 통해 길로 바뀌는 과정은 작품의 중요한 구조를 이룬다.
제작 과정에서도 돌과 이미지는 서로 다른 상태를 통과한다. 산에서 가져온 돌은 포토그래메트리를 통해 3차원 디지털 형상으로 변환되고, 한국의 전통 종이인 한지 위에 먹으로 그린 이미지는 UV 매핑을 통해 가상의 돌 표면에 입혀진다. 종이 위에 남은 먹의 선과 번짐은 디지털 이미지로 옮겨져 돌의 굴곡과 질감을 따라 새로운 표면을 형성한다. 디지털 공간에서 돌들은 물을 건너는 디딤돌처럼 배열되며, 작업은 영상과 대형 피그먼트 프린트 등의 형식으로 제시된다. 자연에서 채집된 돌, 손으로 그린 흔적, 디지털 데이터와 인쇄된 이미지는 이렇게 서로 다른 물질적·비물질적 상태를 오간다.
이러한 변환은 전통적인 재료와 디지털 기술의 결합 자체를 보여주기 위한 것이 아니다. 한지 위의 먹이 지닌 물질적 흔적은 디지털 이미지로 옮겨져 가상의 돌 표면을 이루고, 실제 돌의 형상은 새로운 풍경 속에서 길의 일부가 된다. 물질과 비물질, 존재와 부재, 실제와 가상은 서로 분리된 대립항으로 남기보다 하나의 이미지 안에서 겹쳐진다. 돌은 자연물이면서 이미지가 되고, 과거에 남겨진 흔적이면서 아직 만나지 않은 누군가를 향한 표식이 된다.
끊임없이 연결되어 있으면서도 고립을 경험하는 오늘날의 환경에서 Stepstones 는 우리가 남긴 흔적과 다른 사람이 남긴 흔적 사이에서 관계가 어떻게 만들어질 수 있는지를 바라본다. 작품 속 길은 하나의 목적지나 정해진 방향을 제시하지 않는다. 서로 떨어져 있던 돌들이 관계를 맺는 순간, 그 사이에 지나갈 수 있는 가능성이 생겨난다. 누군가가 남긴 흔적은 다른 누군가에게 하나의 길이 될 수 있다.










































